BELGRADE (AFP) - Le Conseil de sécurité serbe devait se réunir mardi afin d'examiner l'échec de la police à protéger plusieurs ambassades occidentales lors de manifestations violentes la semaine dernière contre l'indépendance du Kosovo.
Le Conseil de sécurité national a été convoqué par le président Boris Tadic après les violences survenues jeudi en marge d'un rassemblement de plus de 150.000 personnes à Belgrade contre le nouvel Etat kosovar.
M. Tadic, qui avait condamné les violences, avait demandé un rapport sur les saccages qui ont visé principalement l'ambassade des Etats-Unis et ont fait un mort et plus de 100 blessés.
Les manifestants avaient également attaqué plusieurs autres ambassades dont celles de pays membres de l'Union européenne (UE) : Belgique, Grande-Bretagne et l'Allemagne.
Le Conseil de sécurité national regroupe notamment le président, le Premier ministre, les ministres de l'Intérieur et de la Défense, le chef d'Etat-major et les représentants des services secrets.
Après les violences de la semaine dernière, divers médias serbes ont remarqué que la police avait tardé à réagir tandis que les ambassades occidentales n'ont semblé bénéficier d'aucune protection particulière alors qu'elles avaient déjà fait l'objet d'attaques après la proclamation de l'indépendance du Kosovo, le 17 février.
Le secteur de la police est de la "responsabilité" du Parti démocratique de Serbie (DSS) du Premier ministre Vojislav Kostunica, a souligné mardi à la radio B92 le vice Premier-ministre Bozidar Djelic, membre du Parti démocratique (DS) du président Tadic.
Le DSS et le DS Tadic sont les deux principales composantes de la coalition gouvernementale.
Selon le quotidien serbe Blic, les services de polices dépendent actuellement de M. Kostunica et de son chef de cabinet Aleksandar Nikitovic le ministre de l'Intérieur Dragan Jocic, récemment victime d'un accident de la route, ne pouvant assumer ses fonctions.

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